EXPERT INVITÉ. Qui ne rêve pas de devenir un jour propriétaire de sa maison? De s’occuper de son jardin, d’être chez soi…

Selon Statistique Canada, 63% des familles canadiennes ont réalisé ce rêve et sont propriétaires de leur résidence; 57% de ces ménages détiennent une hypothèque. Pour la tranche d’âge de 35 à 54 ans, ce pourcentage monte à 70%. Aux paiement hypothécaire, taxes municipales et scolaires et autres dépenses reliées à la maison s’ajoute souvent l’assurance vie.

L’assurance vie est une protection optionnelle. L’un de ses objectifs est de couvrir le solde sur l’hypothèque en cas de décès de l’un des conjoints. Les acheteurs peuvent en souscrire une soit directement auprès de l’institution prêteuse, soit auprès d’une compagnie d’assurance.

Alors que choisir? L’assurance vie auprès de l’institution financière où vous avez contracté votre hypothèque, ou celle offerte par une compagnie d’assurance? Avant de faire votre choix, sachez que l’assurance vie doit d’abord et avant tout répondre à un besoin. Il faudra donc évaluer vos besoins et vos protections actuellement en vigueur.

Voyons l’exemple de Patrick et Julie. Bien que dans cet exemple, les chiffres sont fictifs et dépendent, entre autres, de l’état de santé des propriétaires ainsi que de leurs réponses à plusieurs questions relatives à leur santé en général, ces chiffres se rapprochent d’un cas réel.

Patrick et Julie ont 36 ans. Ils n’ont pas de problèmes de santé majeurs et seront dans quelques semaines les propriétaires d’une maison unifamiliale à Montréal. Le prix d’achat est de 500 000$. Patrick et Julie ont épargné suffisamment pour faire une mise de fonds initiale de 20%, évitant ainsi d’avoir à payer l’assurance prêt hypothécaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Leur hypothèque sera de 400 000$ et ils désirent la payer en 20 ans.

Ils ont analysé leurs besoins de protection et décidé de souscrire une assurance vie pour un montant équivalent à leur hypothèque. Ils doivent donc choisir de souscrire cette assurance auprès de leur institution prêteuse, ou bien d’opter pour une assurance temporaire 20 ans auprès d’une compagnie d’assurance.

Premier constat : il y a un écart de 55$ dans le montant de la prime mensuelle, en faveur de la compagnie d’assurance. Cela représente une différence de 660$ par an ou encore, 13 200$ si on l’étale sur 20 ans!

En plus de permettre un gain financier, voici 4 avantages dont bénéficieront Patrick et Julie en optant pour l’assurance vie temporaire 20 ans :

  1. Le montant d’assurance n’est pas dégressif. La couverture de 400 000$ reste la même pendant 20 ans. Cela permet, en cas de décès, de payer le solde hypothécaire restant ainsi que d’autres dépenses reliées au décès, comme l’impôt.
  2. Patrick et Julie bénéficieront d’une prime égale durant 20 ans. Ils peuvent changer d’institution financière, aller chercher le meilleur taux d’intérêt, sans craindre de voir leur prime augmenter.
  3. Même si Patrick et Julie changent leurs habitudes de vie (consommation de tabac ou d’alcool, par exemple), ils jouissent d’une protection identique et garantie pendant 20 ans, sans aucun risque de refus de paiement.
  4. Ils peuvent, sous certaines conditions, transformer leur assurance vie temporaire en assurance vie permanente sans examen médical et continuer à couvrir leur besoin en matière d’assurances.

Patrick et Julie ne s’arrêtent pas là. Ils décident d’investir la différence de 55$ dans leur REER. De cette façon, dans 20 ans, si le taux de rendement est de 5%, ils auront accumulé un montant de 22 410$.

Bien que le choix pour Patrick et Julie semble clair, il est important de garder en tête que chaque situation est différente. Un planificateur financier peut vous aider à faire les meilleurs choix pour vous!

Amine Chbani, MBA, Pl. Fin.